les dômes des fourmis rousses des bois

 

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Mais qui a bien pu construire ces dômes de brindilles dans la forêt de Pontarmé? Des dômes bien réguliers qui peuvent atteindre 1m de haut, que l’on trouve par ci par là, toujours près d’une parcelle de conifères.

En s’approchant, on voit que ça grouille, mais oui il y a bien de la vie là-dedans! Des centaines de fourmis sont en train de s’affairer (sinon ce ne serait pas des fourmis). Ce sont les fourmis rousses des bois. Elles sont reconnaissables à la couleur rouge brique de leur thorax (d’où leur nom), alors que le reste du corps est noir, et à leur grande taille (environ 1cm).

On trouve en général plusieurs dômes non loin les uns des autres. Ils sont en fait reliés entre eux par des routes souterraines ou en surface.
Profitons de ce spectacle car ces nids, apparus au printemps, vont disparaître avec la saison hivernale.

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Petit retour en arrière….
Cet été, les femelles ailées (futures reines), ont pris leur envol en même temps que les mâles, ailés aussi, pour effectuer leur vol nuptial. Peu de femelles fécondées ont survécu aux prédateurs, essentiellement les oiseaux qui les attrapent en vol. Elles ont ensuite détruit leurs ailes à présent inutiles, et ont fondé leur colonie dans une de ces fourmilières.

En réalité, le dôme ne représente qu’une partie du nid. Cet amas de brindilles et de résine assure une protection contre les intempéries. Le nid est souterrain et composé de nombreuses cavités et galeries. On y trouve la reine qui pond en permanence, les œufs, les larves et les ouvrières qui s’occupent de tout ce petit monde!

De quoi se nourrit la fourmi rousse des bois?
Les insectes représentent la moitié de son alimentation. Elles jouent d’ailleurs un rôle important dans leur régulation et limitent la prolifération de destructeurs tels que la chenille Processionnaire du pin. Elles protègent les arbres, donc les forêts.
Pour tuer sa proie, la fourmi la « croque » avec ses mandibules. Puis elle recroqueville l’abdomen pour le diriger vers l’avant, et envoie un jet d’acide formique qui va se loger dans les blessures. Impressionnant!
Le miellat, substance sucrée sécrétée par les pucerons, représente la 2nde source alimentaire de la fourmi rousse. Elle va donc les protéger, sauf en cas de disette… dans ce cas elle va les manger!

La fourmi rousse des bois a également un impact positif sur la végétation en dispersant les différentes graines sur le sol.

Voilà donc un petit animal bien utile (travailleur on le savait déjà). Nous éviterons donc d’endommager ces nids malgré tout fragiles.
Le pic-vert s’en délecte, mais là, c’est le cycle naturel!

Et dans peu de temps les fourmis vont hiverner en profondeur, pour reprendre l’entretien du nid au printemps.

 

 

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